Une femen perturbe la visite du Pape à Strasbourg

30 Nov

Alors comme ça, les Femen ont encore frappé. Profondément scandalisées, nous disent-elles, par la venue du Pape au Parlement de Strasbourg, ces prostituées étaient téléguidées et financées jusqu’à cet été par le milliardaire Juif Georges Soros (Soutien inconditionnel du groupe anti-catholique, pro-avortement et pro-euthanasie, celui ci avait décidé de ne plus financer ce groupe en raison de sa décision d’ouvrir une branche en Israël):

  • Elles avaient commencé par une exhibition place Saint-Pierre en utilisant des crucifix comme sex toys.
  • Il y a eu ensuite le faux enlèvement d’un prêtre devant une église suivi d’un communiqué accompagné d’un film de l’agression précisant que le curé ne serait libéré que si le Pape annulait sa visite. Ce qui constitue une infraction pénale somme toute assez grave (5 ans de  prison, 45 000 € d’amende) n’a guère ému les autorités judiciaires françaises. On avait déjà une petite idée du point de vue de celles-ci après l’étonnante relaxe des activistes pour leur raid contre les nouvelles cloches de Notre-Dame, et la condamnation des vigiles qui avaient fait cesser le trouble et protégé les œuvres d’art.
  • Dernière provocation, agences de presse et chaînes de télévision ayant été dûment avisées au préalable, quelques nouvelles galipettes, vociférations, le tout comme d’habitude à moitié nue, sur le Grand Autel de la cathédrale de Strasbourg. Ah oui, mais dites, là le problème pourrait être différent. En Alsace, le blasphème est réprimé par la loi pénale. Depuis fort longtemps d’ailleurs. Contrairement à ce que l’on croit souvent, ces dispositions ont une origine française. Le concordat mis en place par Napoléon, fut conservé par les Allemands après 1870. La loi de 1905 qui y mis fin ne put être appliquée à l’Alsace qui était alors allemande… Ces dispositions furent maintenues après le retour à la France en 1919. L’article 166 du Code Pénal local réprime le blasphème et le 167 le trouble à l’exercice du culte.  Le tarif prévu n’est quand même pas négligeable, trois ans de prison maximum.

Alors, le parquet du tribunal de grande instance de Strasbourg, devant ce trouble manifeste à l’ordre public et cette violation flagrante de la loi pénale, va-t-il faire son devoir ? Va-t-il au travers d’une enquête préliminaire établir la vérité des faits, et poursuivre ensuite par voie de citation directe ou par l’ouverture d’une information judiciaire ?

Les Femen dénoncent constamment la religion catholique et les principes que celle-ci véhicule. Le 20 décembre dernier, une Femen avait également souhaité faire passer un message visant à dénoncer les préceptes de la religion en s’en prenant cette fois-là à la question de l’avortement. Elle s’était alors déshabillée dans l’église Sainte Madeleine à Paris. Quelques jours avant, une jeune femme était apparue seins nus sur la place Saint-Pierre au Vatican, alors que l’Eglise catholique avait publiquement condamné l’avortement.

Plus récemment, des Femen ont été assignées devant la justice pour avoir dégradé une cloche de l’église Notre-Dame de Paris. En février 2013, les féministes avaient célébré le départ du pape Benoit XVI en s’introduisant dans la nef et en frappant la cloche avec des morceaux de bois. Elles n’ont finalement pas été condamnées.

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