Rivarol à la rencontre des Caryatides

8 Mar

Les Caryatides, « le nationalisme au féminin »

Capture d’écran 2014-03-08 à 15.05.18

RIVAROL : Les Caryatides ont fait leur apparition, pour la première fois à Paris, le 18 janvier 2014, au pot des Amis de RIVAROL. Vous y avez tenu un stand.
Pourriez-vous vous présenter ?

Blanche MAISONNEUVE : Les Caryatides sont une structure politique constituée uniquement de femmes (jeunes et moins jeunes, célibataires ou mariées, mères ou sans enfant) dont l’esprit repose sur la grande richesse de la doctrine nationaliste. Les Caryatides sont des femmes nationalistes : c’est-à-dire que nous portons en nous l’amour de la terre de nos Pères, de nos Pères eux-mêmes, de leurs oeuvres, de leur héritage moral et spirituel. Nous sommes engagées pour la défense et l’illustration de notre Nation. Nous voulons contribuer à la révolution nationale dans la noble complémentarité homme/ femme. Pas d’opposition, pas de lutte mais des spécificités propres pour mener le combat.

R. : Quand cette structure fut-elle créée et quel en fut le moteur ?

B. M. : Les Caryatides furent lancées à Lyon, le 25 mai 2013, lors d’un hommage officiel et solennel à notre patronne héroïque de la France, sainte Jeanne d’Arc. La cérémonie
se fit devant sa statue, place Puvis de Chavannes, dans le sixième arrondissement. Cette cérémonie fut aussi l’occasion de montrer à tous que nous prenions sainte Jeanne d’Arc comme modèle et comme protectrice.

En effet, Jeanne nous inspire par sa docilité et sa fidélité : petite paysanne de quatorze ans, elle partageait quotidiennement les humbles travaux du foyer et des champs. Jeanne, nous inspire également par son courage : à dix-sept ans, sur le conseil de ses voix, elle quitta Domrémy, disposée à tout sacrifier pour atténuer cette grande « pitié qu’il y a au royaume de France ». Forte de sa foi, elle ne craint pas d’affronter la cour de Charles VII, les âpretés de la guerre, la chevauchée de plus de quatre mille kilomètres, la capture, la prison, le tribunal de théologiens corrompus, et enfin le bûcher. Jeanne nous inspire encore par sa pureté : pureté de coeur et pureté de corps. Enfin, Jeanne nous inspire par ses convictions politiques d’où ressortent trois idées maîtresses : elle voulait l’unité de la France ; elle voulait la souveraineté du roi, qu’il ne fût pas roi pour lui-même mais pour son peuple et pour la foi chrétienne ; elle voulait la primauté des Français sur leur sol : « de l’amour ou de la haine de Dieu pour les Anglais, je ne sais ; ce que je sais, c’est qu’ils seront boutés hors de France ».

Pendant l’année 2013, il y eut plusieurs évènements majeurs qui furent le moteur de notre création : tout d’abord la volonté diabolique d’imposer un monde hyper-sexualisé où l’image de la femme est synonyme de plaisir, d’objet que l’on prend et que l’on jette, de potiche voluptueuse ; la montée en puissance du système cosmopolite représenté par les dirigeants actuels qui se font les fers de lance de la déconstruction du socle familial et de l’idéologie subversive du Genre ; il y eut la loi Taubira et enfin, l’aliénation de nos enfants par les mesures prises par Vincent Peillon dans les écoles. C’est surement cela, aujourd’hui, qui est le plus pervers, car cela se fait de façon très insinueuse, pernicieuse, sournoise et la plupart des Français ne savent pas ce que l’on dit pendant les heures de classes à leurs enfants. On peut résumer la pensée du ministre juif de l’Education nationale par sa fameuse phrase prononcée lors d’une interview le 1er septembre 2012 : « pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes familial, ethnique, social et intellectuel». Dans son livre-programme « Refondons l’école » publié en février 2013 il insiste sur « la lutte contre les stéréotypes de genre » ; « la lutte contre l’homophobie doit être menée avec force à tous les niveaux de l’enseignement ». Concrètement à l’école primaire, on met à dispositions des livres tels que Papa porte une robe ou Jean a deux mamans afin d’inciter les enseignants à consacrer du temps pour faire évoluer les mentalités. Et ce n’est pas tout! Dans l’enseignement secondaire, il est prévu des interventions de représentants d’associations militantes dans la mouvance LGBT (lesbienne, gay, bisexuelle et transexuelle); on fait connaître aux jeunes la Ligne Azur, ligne d’écoute pour ceux qui se posent des questions sur leur identité sexuelle. La Ligne Azur faisait notamment la publicité d’une brochure scandaleuse, Tomber la culotte, vantant de façon très explicite des pratiques sexuelles pour lesbiennes allant jusqu’à montrer des photos de sado-masochisme. Aujourd’hui le site a retiré la brochure, mais celle-ci continue d’être très accessible sur d’autres sites comme Fil Santé jeunes ou encore le Planning familial. Après l’auto-génocide de notre race par l’avortement, voilà que les survivants sont remodelés en désaxés solitaires, qui, en mal de repères, n’auront pour d’autres solutions que d’accepter le suicide assisté ! On ne peut rester indifférent face à cette pourriture servie sur un plateau : tant et si bien qu’il y a une demande importante de femmes qui veulent militer avec féminité (mais non avec féminisme) ; c’est pour toutes ces raisons que nous avons créé les Caryatides.

R. : Avez-vous pris un emblème ou une devise pour réunir les Caryatides ?

B. M. : Oui, nous avons pris la croix celtique blanche pour montrer notre appartenance à la grande famille nationaliste ; les fleurs de lys symboles de la royauté française pour notre attachement à l’histoire de France ; l’orchidée blanche, car elle est symbole d’orgueil, de beauté et de passion. Nous avons pour devise : « Que fleurisse notre joie, fidèles au poste ! »

R. : Encore un mot sur vos activités et comment peut-on vous contacter ?

B. M. : Nos activités, faites en section, sont très variées : elles commencent tout d’abord par la Formation intellectuelle et doctrinale car on ne saurait aller à la reconquête des esprits sans une tête pleine de convictions. Ensuite nous avons l’action politique qui peut se présenter sous plusieurs formes : manifestations, tractages, collages. Récemment nous avons participé aux Marches pour la vie, à la manifestation « Jour de Colère » à Paris. Tout dernièrement, le samedi 2 février, nous avons opéré une action coup de poing à Chambéry : dans une salle de cinéma, la journaliste lesbienne et d’extrême gauche Caroline Fourest présentait son documentaire « Nos seins, nos armes » fait à la gloire des Femen. Sachant cela, il n’était pas question que l’on laisse ce film être projeté sans clamer haut et fort notre aversion pour cette propagande féministe, enfant du marxisme. Au son des slogans, tels que « Femen çà suffit : Travail, Famille, Patrie » ou encore « Femen rhabille-toi tu n’es qu’une fille de joie » nous tenions une assemblée en furie. Caroline Fourest, quant à elle, s’est bien gardée de pointer son nez lors de notre action : courageuse, mais pas téméraire ! Pour maintenir le bon ordre, des militants étaient avec nous : l’action fut forte d’une cohésion complémentaire entre militantes et militants, et c’est là notre plus grande victoire ! Puis, lorsque le temps est à la pluie, nous confectionnons des objets bien français, selon les talents de chacune et que nous vendons volontiers sur les stands (bouteille d’hypocras, pots de confiture, cartes postales, doudous…)

Toute personne voulant des informations complémentaires ou désirant rejoindre une de nos sections peut appeler au 06-52-57-15-31, écrire à l’adresse courriel suivante : <lescaryatides@gmail.com>, ou encore aller sur le site <www.caryatides.fr.>.

En conclusion, nous sommes porteuses d’une flamme ardente, du souffle éternel de la France et de la Vie. Jeunes, moins jeunes, célibataires, mères de famille, si c’est votre façon de penser et de vivre, vous êtes une Caryatide et nous vous attendons ! Le travail qui s’offre à nous est vaste. Qui vive ?France !

Propos recueillis par
Jérôme BOURBON

Rivarol N° 3131

Comments are closed.