Pourquoi nous ne sommes pas Charlie !

11 Jan

Depuis l’annonce du massacre de Charlie hebdo, le gouvernement, et au-delà le système tout entier, se sont lancés dans une grande opération d’intoxication généralisée. Ils ont réagi d’autant plus vite et d’autant plus fort, que c’est pour eux une question de vie ou de mort. À partir d’un choc émotionnel et par un effet de sidération possible quand la sensiblerie et le ventre l’emportent sur l’esprit et le raisonnement, nous sommes confrontés à un processus de conditionnement pavlovien des foules ; le but étant de passer au rouleau compresseur toute velléité discordante et de ramener l’opinion publique dans le droit chemin de la pensée unique.

Comme au moment de l’affaire Carpentras en 1990, puis du 11 septembre 2001 et de la quinzaine de la haine entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2002 nous assistons, impuissants, à un phénomène en avalanche de manipulation totalitaire d’où est exclue toute analyse. J’en veux pour preuve le drapeau mis en berne alors que l’équipe de Charlie hebdo conchiaient les couleurs nationales, l’Église officielle appelant à la prière et faisant sonner le glas alors qu’elle était une des premières cibles de caricatures ordurières de ces soixante-huitards momifiés et la chaîne qatarie Bein sport qui s’associe à la campagne « Je suis Charlie » alors que le pays propriétaire de la chaîne est un des plus importants financiers du terrorisme takfiriste.

Ces exemples pris parmi cent démontrent à l’envi que nous sommes face à une hystérie collective qui interdit toute remarque de simple bon sens. Le système peut alors retomber sur ses pieds en tentant de faire oublier qu’il est le seul responsable de cette situation. Derrière le masque de la prétendue liberté d’expression, morte depuis les lois liberticides Pleven et Gayssot, perce la tyrannie la plus outrancière de l’Oligarchie dont la dictature socialiste est aujourd’hui le bras armé en France.

Sous peine de se fourvoyer intellectuellement et de se trahir politiquement, on ne peut pas soutenir l’opération carnavalesque « Je suis Charlie ». D’autant moins que l’équipe de Charlie hebdo constituait une des formes les plus agressives et haineuses du politiquement correct que nous combattons. Qui plus est, ceux qui sont morts étaient des ennemis des libertés qu’ils prétendaient défendre : liberté religieuse – ils interdisaient de croire et de prier – ; liberté historique – ils étaient ennemis acharnés du révisionnisme – ; et liberté politique – ils exigeaient l’interdiction du Front national. Si le système feint aujourd’hui de réagir, c’est parce qu’ils ont attaqué l’avant-garde de leur République, alors qu’aucune réaction de solidarité n’est apparue quand des citoyens français ou des policiers étaient touchés.

Certains pourraient confondre cet élan obligatoire avec la nécessité, bien réelle celle-là, de s’opposer à l’islamisation de nos sociétés. Certes, l’Islam n’a pas sa place en France et en Europe qui sont de terre et de civilisation chrétiennes, mais pour autant nous n’avons pas à nous associer au deuil de ceux qui subissent aujourd’hui les conséquences de ce qu’ils n’ont eu de cesse de favoriser et d’encourager depuis des décennies : ces antiracistes acharnés aujourd’hui victimes de l’immigration, quelle belle ironie du sort tout de même !

Nous n’avons donc pas participé et nous ne participerons à aucune des manifestations regroupées sous ce vocable dérisoire. Le « Je suis Charlie » d’aujourd’hui, prépare les nouveaux Charlie de demain parce qu’il ne met pas en cause le Système – il le conforte – et sa politique du tout migratoire. Il s’agit de dire « Stop » ou « Encore » ! Le choix est simple ! Agiter le chiffon rouge est vain. Ce dégueulis de faux bons sentiments veut dire « Encore ». Pour notre part, il y a bien longtemps que nous militons pour que tout cela cesse.

Il faut rompre avec les institutions et en finir avec le vivre ensemble, la diversité, les chances pour la France, l’intégration, la tolérance, l’antiracisme, en un mot le cosmopolitisme. Il est grand temps de balancer tout cela à la poubelle et de redevenir maîtres chez nous !

Par Yvan Benedetti

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