« Mariage » gay: au Royaume-Uni, le « mari » du roi serait il «reine d’Angleterre»?

24 Fév

Au règne de l’absurde, il n’y a plus de limites, en voici la preuve:

Nous ne cesserons jamais de le rappeler: le mariage c’est un homme et une femme. Toute autre sorte d’union ne peut être assimilée ni à un mariage ni à une famille! Et la famille traditionnelle et naturelle, est seule capable d’assurer l’avenir d’une nation.

L’histoire et les temps ont toujours donné raison au maintien d’un ordre naturel et moral. L’histoire et les temps nous donneront encore raison. Ainsi la mise en pratique de la légalisation du « mariage homo » en Angleterre, s’avère plus compliquée que prévu! Voilà qu’ils se heurtent à 700 ans d’histoire, à 700 ans de lois, qu’ils vont être obligés de réécrire.

Alors qu’en Grande-Bretagne et au Pays de Galles, le premier mariage homosexuel devrait avoir lieu le 29 mars, des dizaines de lois et de règlements, remontant pour certains jusqu’en 1285, vont être modifiés ou retirés. La Grande-Bretagne va témoigner d’un «effort sans précédent pour réécrire plus de 700 ans de loi afin d’éviter des conséquences non intentionnelles du mariage homosexuel», signale le site du quotidien britannique The Telegraph.

Les termes de «veuve» et «veuf» seront par exemple supprimés alors que ceux d’«époux», «épouse», «mère» et «père» seront reformulés «pour éviter une future confusion».

On se souvient des aberrations lexicales, en France, sur le remplacement des mots «père» et «mère» dans le Code civil par «parents» ou l’inscription dans les livrets de famille d’un «parent A» et un «parent B». Le Royaume-Uni, a connu cet été des débats du même type. Le gouvernement Anglais a alors délivré aux parlementaires un guide détaillant de quelle façon il fallait désormais comprendre certains vieux textes de loi contenant les mots husband (mari) et wife (femme), comme, par exemple, une loi de 1963 sur les exemptions accordées aux entreprises familiales:
«Cela signifie que « mari », ici, inclura les cas où un homme ou une femme est marié à une personne du même sexe, ainsi qu’un homme marié à une femme. De la même façon, « femme » inclura les cas où une femme est mariée à une autre femme ou un homme marié à un homme. Le résultat est que cette section doit désormais être interprétée comme incluant les cas de mariage de même sexe masculin et féminin. » En revanche, dans les futurs textes de loi, les termes husband and wife ne désigneront, en dehors de leur sens classique, «que» respectivement les hommes et les femmes en couple homosexuel marié.

La Coalition for Marriage, organisation militant contre le mariage homosexuel, avait alors très justement dénoncé le «désordre ridicule» créé par le nouveau texte, affirmant que le gouvernement «planait complètement». L’ancien ministre de Margaret Thatcher Norman Tebbit, membre de la Chambre des Lords, avait alors lui dénoncé du «charabia». La presse était elle aussi plus que sceptique, pointant une disposition «confusante» ou un «jeu bizarre sur les mots».

Au-delà de ces reformulations, l’entrée en vigueur du mariage homo nécessite aussi de préciser certains aspects légaux… d’ordre royaux:

Selon les règles en vigueur actuellement, si le roi d’Angleterre se mariait avec un homme, ce dernier hériterait automatiquement du titre de «reine d’Angleterre» (la réciproque étant valable si la reine d’Angleterre se mariait avec une femme).

Et cet état de fait s’appliquerait à tous les niveaux : un homme pourrait devenir «princesse de Galles», «duchesse», «comtesse», etc.

Ainsi, un homme qui épouse le roi d’Angleterre deviendra-t-il «reine d’Angleterre»? Une femme qui épouse la reine deviendra-t-elle de son côté «prince consort» –le titre donné au conjoint de la souveraine? La réponse est non. Les nouvelles dispositions ne s’appliquent pas à toutes les personnes, particulièrement pas à celles qui épousent le roi et qui pourraient bénéficier du titre de reine, explique The Telegraph:

«Il est également clair que si un futur Prince de Galles épousait un homme, son mari ne pourrait pas être appelé princesse de Galles.»

Pour les experts juridiques, ce changement est un «exercice nécessaire», alors que la Coalition for marriage, dénonce légitimement le «désordre complet» dans lequel ce nouveau texte laisse les lois. Les nouvelles lois devraient amender 36 actes datant de 1859 et changer des dizaines de textes cadres, comme ceux concernant les retraites.

Le second statut de Westminster de 1285 qui traite des matières d’héritage, et le Treason Act de 1351 seront également remaniés. Un porte-parole du Gouvernement a expliqué qu’avoir une liaison avec la femme du roi sera toujours considéré comme une trahison. Par contre, vous pourrez avoir une liaison avec le mari du roi, sans être considéré comme traître!

Pour l’ancien président du Parti conservateur Norman Tebbit interrogé sur le site The Big Issue, le mariage gay «ouvre la possibilité d’une reine lesbienne donnant naissance à un futur monarque par insémination artificielle». A en croire le Guardian qui cite des extraits de l’interview, il «plaisanterait» même sur le fait que «la législation pourrait lui permettre d’épouser son fils pour échapper à l’impôt sur les successions»:

«Pourquoi pas? Pourquoi une mère ne pourrait-elle pas épouser sa fille? Pourquoi deux soeurs âgées vivant ensemble ne pourraient-elles pas se marier?»

Les députés de la chambre des lords s’étaient exprimés en faveur du mariage homosexuel en mai 2013, alors que les oppositions étaient assez nombreuses. Le mariage gay a été officiellement autorisé par la Reine d’Angleterre le 17 juillet 2013.

FRANÇAIS RÉVEILLEZ VOUS!  ASSEZ d’absurdité, assez de caprices individuels, assez de mensonges!

Le bien commun et l’ordre naturel doivent reprendre leurs droits afin d’assurer l’avenir des nations.

« Que fleurisse notre joie, fidèles au poste« 

Sources: The telegraph, Slate, Direct matin

 

 

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