Discours de l’hommage à Jeanne – 30 Mai 2015

23 Juin

Cette année, les Caryatides ont tenu particulièrement à faire cet hommage, un 30 mai, car comme la plupart d’entre vous le savent, c’est l’anniversaire de sa mort.

Le 30 MAI 1431, jeanne fut déclarée hérétique et relapse, condamnée au bûcher.

original.44713.zoom

A huit heures du matin, les gardes déferrèrent Jeanne ; ils lui passèrent le vêtement des condamnées au feu, une longue chemise en toile écrue ; ils la coiffèrent également d’une mitre, sur laquelle était écrit : « hérétique, relapse, apostate, idolâtre. » Ils la firent monter sur une charrette ; plusieurs centaines de soldats armés, l’entouraient. Sur la place de Rouen, on écarta la foule, Jeanne réclama un crucifix. Bientôt les flammes envahissaient son corps : « jésus, jésus, jésus ! répèta-t-elle. La foule s’émut, les soldats dirent en larmes : «  nous sommes tous perdus ; nous avons brûlé une sainte. » Il était midi passé ; Jeanne, celle qui avait tant souffert, ne souffrait plus. Sa vie terrestre était close. Elle avait duré parmi les hommes 19 ans, quatre mois et 24 jours.

Cependant, le 30 MAI 1431, n’est pas une date qui signifie une fin ; ce n’est pas d’une fin qu’il s’agit, mais d’une immolation ; l’immolation de la sainte de la Patrie à la Patrie.

Le 30 MAI 1431  signifie le sacrifice ultime qui couronne par ce cruel martyre la plus prodigieuse et la plus laborieuse des tâches.

En quelques mois de ses courts instants, Jeanne avait accompli son œuvre. Elle avait sauvé deux peuples, le peuple anglais en le contraignant à se retirer de la terre de France. Et le peuple français en rétablissant son autonomie sous une royauté nationale. Elle s’était sanctifiée au village et sur le champ de bataille ; elle était demeurée très pure en demeurant très soldat ; elle avait été brave et prudente ; elle avait prié. Il ne lui manquait aucune gloire et aucune humiliation. De ses cendres va germer les trois fleurs  pour lesquelles les Voix célestes l’avaient envoyée : l’unité de la France, la souveraineté royale et la primauté des Français. En quelque sorte nous pouvons dire que les cendres de Jeanne constituent  l’humus qui rétablit l’ordre naturel des choses en terre française. Par son œuvre Jeanne ouvre la voie au Nationalisme qui est pour reprendre une citation de Charles Maurras «  la défense de la Nation contre l’étranger de l’intérieur. »

Aussi le 30 Mai 1431 n’est pas un jour de deuil ; ce n’est pas un jour funeste ; mais un jour d’allégresse !

A présent, j’aimerais vous soumettre une citation qui est en réalité une question posée par le comte Joseph de Maistre à un ami ; Joseph de Maistre étant homme politique du XVIII°-XIX° siècle,  écrivain savoyard, contre – révolutionnaire: « Jusqu’à présent, les nations ont été détruites par conquête, c’est-à-dire par voie de pénétration ; mais il se présente ici une grande question : une Nation peut-elle mourir sur son propre sol sans transplantation ni pénétration, uniquement par voie de putréfaction en laissant parvenir la corruption jusqu’au point central et jusqu’aux principes originaux et constitutifs qui font ce qu’elle est ? »

Alors il nous faut lui répondre : actuellement, le gouvernement d’occupation semble bien utiliser la voie de putréfaction pour faire mourir notre nation. Il semblerait même qu’il utilise les trois moyens en même temps : transplantation, pénétration et putréfaction ; ainsi, assure-t-il ses arrières pour mener à terme son travail de sape.

De nos jours, quelle voie de putréfaction est la plus manifeste ?  Je citerai deux exemples :

·      Premier exemple : la proposition de loi Clayes-Leonetti venant compléter la loi Leonetti du 22 avril 2005. En effet les députés Alain Clayes PS et Jean Leonetti UMP ont remis le 12 décembre dernier un rapport et une proposition de loi en vue de « créer de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie ». Ah le sacro-saint mot qu’est le « droit » !  qu’en est-il en réalité ?

Cette proposition met à l’ordre du jour deux nouveautés :

–       Les directives anticipées acquièrent une validité permanente, elles figureront sur la Carte vitale mais sont révocables à tout moment ;  premièrement cela contraint toute personne médicale ayant une conscience professionnelle et morale mais deuxièmement cela oblige de prendre en considération des directives données antérieurement par le malade ou un tiers sur une maladie ou un handicap qui sera peut-être vécue plus tard. On fantasme sur une probabilité.

–       Ensuite la proposition de loi crée un droit pour le patient à une sédation profonde et continue jusqu’au décès en phase terminale.

Cette phrase a fait longtemps débat, souvenez-vous.

Concrètement, le médecin sera obligé de plonger le malade dans un sommeil profond jusqu’à la mort, en arrêtant tous traitements, nourriture et eau compris dans trois cas

/ A la demande du patient en phase terminale qui présente une souffrance réfractaire, c’est-à-dire qui ne peut être diminuée, et qui ne souhaite plus souffrir ;/ A la demande du patient  entrant en phase terminale/ lorsque la personne est hors d’état de s’exprimer.

Je vous laisse donc imaginer dans quel état d’agonie cette proposition va entrainer les malades en les privant de nourriture et d’eau ! même pour les SDF et les clandestins la loi prévoit nourriture et eau : mais pour les végétatifs, les séniors, NON ! Cette proposition est bien une euthanasie masquée ! c’est une mort contre nature imposée par le système pour s’opposer à la mort naturelle !  par conséquent,  c’est bien une méthode de Putréfaction de la Nation quand on veut imposer au corps médical la  banalisation de la mort la réduisant à une médication comme une autre ; oui, c’est bien une méthode de Putréfaction, lorsqu’ils veulent extirper de nos consciences ce bon réflexe qu’est l’accompagnement et le soutien fait aux malades.

Nous pouvons conclure que la proposition de loi Clayes-Leonetti est encore un maillon dans cette chaine de culture de Mort. Après le mariage pour tous, voici le temps de la piqûre pour tous !

·              Deuxième exemple, plus récent,  la réforme des collèges proposée par la ministre de l’Education, madame Belkacem, le 17 avril dernier. Là encore méthode de putréfaction visant les cerveaux des jeunes générations ; ils ne savent plus quoi inventer, nous dirons-nous,  pour absolument et irrévocablement imposer leur idéologies malavisées de liberté Egalité fraternité ! mais ne nous y trompons pas, il ne s’agit pas d’une nouvelle réforme ; ce n’est que la continuité de ce qu’avaient entrepris le ministre C. Allègre sous le gouvernement Jospin,  et Vincent Peillon sous le gouvernement Jean Marc Ayrault, tous deux disciples du franc-maçon Jean Jaurès. C’est la « refondation de l’école ». L’objectif est de métamorphoser l’école en un lieu de vie de découvertes idylliques ; où les élèves du primaire au lycée sont censés trouver et construire leur savoir  tous seuls. Alors, dans les propos de la sous-frifre marocaine  rien  n’est clair et pour cause : il n’est question que de termes alambiqués, pompeux mais creux : « transversalité, interdisciplinarité, projet personnel de réussite éducative ». Le premier coup de glaive porte sur les lettres classiques ; les cours de  latin/ grec déjà mis aux bancs des accusés depuis plusieurs décennies ( à commencer aux temps de Jean Jaurès), vont être remoulés dans un enseignement pratique transdisciplinaire, où l’élève n’apprendra que des bribes à titre d’amusement pour balbutier « rosa, rosam, rosae » ; fini les exercices de traduction , fini la connaissance de la racine française, fini la construction méthodique du cerveau .

Le deuxième coup de glaive porte sur les langues, mais pas n’importe quelles langues… les classes et écoles bilingues sont jugées trop élitistes ; mme Belkacem insiste à plusieurs reprises sur la nécessaire « diversité linguistique ». Qu’est-ce à dire ? Citation de la ministre : « afin de promouvoir la diversité linguistique, la nouvelle organisation du collège prévoit, parallèlement, que les élèves qui ont bénéficié d’une langue vivante étrangère autre que l‘anglais à l’école primaire, peuvent se voir proposer de poursuivre l’apprentissage de cette langue en même temps que l’enseignement de l’anglais… »   On suppose que ceci est une mesure prise pour les populations immigrées ayant du mal à assimiler le français.

Encore plus hallucinant, le programme d’histoire se condense sur un tableau de dates… il y aurait tant à dire !

Pour conclure, cette réforme commencée par Jaurès, appuyée par Mai 68, continuée par Peillon, reprise par Belkacem, empeste le nivellement par le bas, la suppression des matières exigeantes, la destruction du patrimoine helléno-latin, tout simplement de notre civilisation chrétienne et européenne.

La seule réjouissance que l’on puisse avoir au sujet de cette affaire, c’est la levée de boucliers générale, venue de toute part. Comme quoi, comme le disait notre maitre Charles Maurras

« Tout désespoir en politique est une sottise absolue » . Alors, Caryatides, continuons le combat et aujourd’hui soyons fières de répéter haut et fort : Que fleurisse notre joie fidèles au poste !

Comments are closed.