Dimanche 23 Novembre: les familles plumées dans la rue

18 Nov

Réduction du congé parental !
Allocs sous conditions !
Pression fiscale !

Les parents raquent, les enfants trinquent ! Mobilisons nous !

Tous dans la rue le dimanche 23 novembre

Tract-Recto-

Les Caryatides participeront aux manifestations de Lyon et Saint Étienne

RDV à 15H devant la Préfecture Rue Pierre Corneille à Lyon

Ou

RDV à 15H devant la Préfecture Place Jean Jaurès à Saint-Étienne

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POURQUOI:

De nombreuses mesures portant gravement atteintes à la famille, c’est-à-dire à l’ensemble des Français, ont déjà été prises et mises en œuvre ces derniers mois : modification du congé parental conduisant dans les faits à une réduction de 6 mois de ce congé, baisse du plafond du quotient familial qui a touché aussi les familles de revenus moyens, fiscalisation de la majoration des retraites pour avoir élevé 3 enfants ou plus, etc.

Cependant, le gouvernement poursuit dans ce type de mesures avec deux projets phares qui vont impacter largement et lourdement les familles :

– La mise sous condition des allocations familiales, qui démolirait le principe fondateur de la politique familiale française (la seule politique couronnée de succès depuis des années !)
– Le congé parental qui sera, dans les faits, réduit d’un tiers (1 année de moins, il en resterait donc 2)

Ces mesures sont annoncées comme touchant seulement les familles aisées, ce qui est faux, en particulier pour le congé parental et pour le quotient familial. Il s’agit là d’une communication destinée à faire « passer la pilule » !

Ces mesures sont aussi annoncées pour des motifs budgétaires : or, en réalité, la réduction d’une année du congé parental sera très coûteuse : une place en crèche coûte environ 5 fois plus chère à la collectivité qu’un congé parental ! Côté allocations familiales, la réduction annoncée de 700 millions d’euros ne prend pas en compte, par exemple, le coût important du travail supplémentaire pour les CAF. Et comme l’économie réelle sera largement insuffisante, il est évident que les seuils seront très vite revus à la baisse. N’oublions pas, en outre, que la politique familiale française n’a désormais plus de financements garantis puisque les entreprises ne l’assurent plus (une autre mesure passée récemment) mais que rien n’a été prévu à la place.

Outre les difficultés pratiques (garde d’enfant par exemple) et majeures que cela annonce pour des familles déjà asphyxiées (puisque touchées évidemment par le chômage et par les mesures qui concernent les salariés, les retraités, etc),  ces projets poseraient bien d’autres problèmes : ils concernent l’économie française – les familles sont un moteur essentiel pour celle-ci ; la démographie – nombre de couples ont d’ores et déjà témoigné qu’ils renonceraient à agrandir leur famille dans ce contexte ; mais aussi le budget de la France : si les familles sont en danger, l’entraide avec les chômeurs, les personnes âgées, malades, handicapées…  sera d’autant plus à la charge de la collectivité, tout comme les difficultés des enfants et des jeunes, lesquelles seront d’autant plus grandes que leurs familles seront en situation difficile.

Qui trinquera ? Les enfants et les parents bien sûr, sans oublier les grands-parents, qui ne pourront plus aider leurs enfants et petits-enfants ; l’économie, la collectivité et la démographie ensuite. Or le dynamisme démographique est fondamental pour l’avenir. Les retombées de ces mesures nous concernent tous, personnellement et collectivement, dans notre vie quotidienne actuelle comme dans les années à venir.

Source: http://lesfamillesplumees.fr/?page_id=2629

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