Des élections pour rien !

5 Mai

Des élections pour rien

Une nouvelle fois, la France est agitée par une longue période électorale. De présidence en présidence, avec un personnel politique à qui conjugue médiocrité et trahison, leur Ve République se bloque toujours plus, la société se sclérose. Elle accumule telle une poche de gaz les rancœurs grandissantes de la part des Français de souche. Elles sont nourries par le multiculturalisme, un déclin économique et industriel dû largement à l’asphyxie d’un État hypertrophié et parasite, et moult problèmes internationaux et financiers.

Le parti Nationaliste Français rappelle que, plus que jamais, le système en place n’est pas réformable. L’édifice socio-politique français (mais aussi européen) est fragilisé dans ses tréfonds. Il subit des ébranlements de natures diverses qui en aggravent le mal. Qu’un Hamon, qu’un Macron, qu’un Fillon quelconque, voire une Le Pen soit élu, chacun à sa manière déstabilisera un peu plus le système parce qu’il ne touchera pas aux fondements du système. La prochaine élection, comme les précédentes, restera un événement secondaire.

Les élections sont à la fois la tare et la sauvegarde du système. Elles sont un moment de sidération mentale et instaurent un comportement pavlovien pour essayer de maintenir le peuple dans un conditionnement de soutien au système.

Aussi, le Parti Nationaliste Français recommande l’abstention. Il s’agit de l’attitude la plus utile car ce que craint le plus le régime c’est l’abstention : c’est pour lui la marque de son rejet, l’absence d’adhésion de la population.

Toutefois, les nationalistes ne doivent pas se diviser ni se fâcher à propos des élections. Il ne s’agit pas de blâmer ceux qui veulent aller urner en pensant que cela va accélérer la chute du système. Dans ce cas, il est évidemment tactique de voter pour Le Pen dans la mesure où cela renforce le parti qui est présenté comme ennemi du système.

Le Front National fait partie du système politique. Il est utilisé par lui pour canaliser le mécontentement des Français. Marine Le Pen, du seul fait qu’elle veut se « dédiaboliser », fait le jeu du système en voulant se conformer à son magistère, celui des loges et du judaïsme politique. Elle perd ainsi toute vertu révolutionnaire (à supposer qu’elle le veuille), même si aux yeux des masses – parce que les media le présentent ainsi – elle paraît être l’ennemi du système. Or, si le Front National est le thermomètre du mécontentement populaire, il n’est pas le médecin capable de soigner la France.

Nous sommes entrés dans un processus révolutionnaire, amorcé avec le rejet de la constitution européenne en mai 2005. Mais un tel processus est très long ; il n’aboutit qu’à la suite d’une succession de crises imprévisibles, erratiques.

Aussi, la tâche des nationalistes est de constituer un outil politique révolutionnaire capable de rétablir la France, par la conquête de l’État, lorsque l’inévitable effondrement du système en place se produira.

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