Coup de rabot sur congé parental et prime de naissance

9 Sep

Le gouvernement s’attaque une nouvelle fois à la famille.

D’après le journal Les Echos, le gouvernement souhaiterait raboter le congé parental à partir du deuxième enfant. Il passerait de trois ans maximum à un an. Une réduction de la prime à la naissance serait aussi envisagée. Ces coupes permettraient à la Sécurité sociale de réaliser entre 300 à 400 millions d’économies.

  • La prime à la naissance, actuellement d’environ 920 euros, pourrait être revue à la baisse pour le deuxième enfant, le gouvernement partant du principe que les parents se sont déjà bien équipés avec la prime du premier.
  • La durée du congé parental après la naissance du deuxième enfant pourrait quant à elle être raccourcie de trois à un an. Jusqu’à présent, il est possible de prendre un congé parental d’un an avec contrepartie financière pour le premier enfant, et d’un à trois ans à partir du deuxième enfant, et pour chaque nouvelle naissance.

Ces nouvelles mesures viendraient empiéter sur la loi égalité femmes-hommes de Najat Vallaud-Belkacem, ex-ministre des Droits des femmes et actuelle ministre de l’Éducation nationale, adoptée en juillet 2014. Le texte avait transformé le congé parental en ajoutant des conditions afin qu’il soit partagé entre les deux parents. Ainsi, le congé de trois ans prévu pour le deuxième enfant se scindait en un congé de deux ans et demi pour le premier parent, avec une option de rallongement de six mois pour le deuxième parent (dans l’immense majorité des cas : le père).

Si le projet gouvernemental rigoriste dévoilé par Les Echos aboutit, il pourrait donc se calquer sur la formule prévue pour le premier enfant rénovée par la loi égalité femmes-hommes. Celle-ci propose six mois de congé pour le premier parent, avec la possibilité de rallonger de six mois à condition que ce soit le deuxième parent qui le prenne en charge.

Concernant la prime de naissance l’idée serait de réduire fortement la prime à partir du deuxième enfant. Des perspectives qui ne réjouissent guère Jean-Louis Deroussen, le président de la Caisse nationale d’allocations familiales : « L’incidence de la baisse du quotient familial s’est déjà fait sentir sur la feuille d’impôt l’an dernier et se renforce cette l’année. Ca commence à faire beaucoup. »

Le gouvernement nous montre une fois de plus sa détermination à détruire la famille, cellule de base de la société.

Par ce plan de rigueur, l’état Français nourrit deux objectifs clairs:

  1. Séparer l’enfant de sa mère le plus tôt possible. Éloigner l’enfant dés 1 an de sa famille: lieu de la transmission, de l’héritage, des liens gratuits. Augmenter encore l’emprise de l’État sur l’enfant, assurant ainsi dés le plus jeune âge son éducation et le modelage de son esprit selon les principes et valeurs pernicieux de leur République.
  2. Contrôler les naissances des familles Françaises. Laisser encrer dans les mœurs qu’une famille « normale » est une famille composée d’un unique enfant. marginaliser les familles traditionnelles et les familles nombreuses.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20140908/lec1_france/0203752423597-conge-parental-prime-de-naissance-les-pistes-deconomies-de-lexecutif-1039974.php?udc2HOk60OfISycs.99

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