Compte-rendu de la commémoration de la mort du Maréchal Pétain

3 Août

hommage-petain-ile-yeu-23072016« Nous sommes ici pour honorer un serment : celui de ramener les cendres du Maréchal à Douaumont, comme il l’a exprimé dans ses dernières volontés. » C’est en ces termes qu’André Gandillon, président du PNF, débuta son discours sur la tombe du vainqueur de Verdun samedi dernier 23 juillet.

En ce jour où nous commémorons annuellement la mort de l’initiateur de la Révolution Nationale, nous étions une bonne soixantaine réunis à l’île d’Yeu, des quatre coins de France et « de tous les horizons »: ainsi, les Lyonnais, les Parisiens et les Isérois du PNF et de Jeune Nation arrivaient directement du camping pour embarquer samedi matin à Fromentine ; c’est là qu’ils rejoignirent l’abbé Philippe Guépin, représentant du C.N.C et de l’A.N.P.V, ainsi que ses troupes. La messe tridentine, célébrée par monsieur l’abbé Guépin près de la chapelle Notre-Dame de la paix, ouvrit la journée. Les forces de l’ordre « assistaient » de loin à la cérémonie en plein air au terme de laquelle l’abbé précisa que pour nous, étant fidèles à la Tradition, les églises sont fermées tandis que pour des non-catholiques, adeptes de cultes mondialistes aux discours lénifiants, l’accès aux églises n’est pas un problème.

Sur ces paroles qui nous permirent de garder au cœur les bonnes raisons de notre saine colère, nous nous retrouvâmes dans un sous-bois pour prendre ensemble un déjeuner « discipliné » (dixit l’abbé Guépin !). Ensuite départ pour le fort de la Pierre-Levée, sous un soleil de feu. Dans la cour, l’abbé Guépin nous montra les différents endroits où notre bon Maréchal fut détenu dans des conditions honteuses. Évidemment, à cette période de l’année, l’accès à ces lieux est interdit. Interdiction proclamée depuis la présidence de Jacques Chirac, n’oublions pas de désigner nos ennemis.

Après la traditionnelle photo dans la cour du Fort, nous voilà repartis en direction de la maison où le Maréchal s’éteignit, baptisée hypocritement et in extremis « hôpital militaire » par l’anti-France, quelques jours avant le décès du Vainqueur de Verdun. Nous suivîmes le parcours du Maréchal sur l’île, de son lieu de détention à son lit de mort : c’est alors que nous nous sommes retrouvés dans la position des Poilus venus prier sous les fenêtres du défunt en 1951. Moment émouvant, superbement illustré par la lecture d’un témoignage poignant par monsieur l’abbé Guépin. Nous avions la sensation que le temps était suspendu…

Puis, drapeaux et gerbes en tête, nous nous rendîmes à l’église où l’abbé nous rappela les paroles de l’évêque qui officiait lors de l’enterrement du Maréchal. Nous n’étions pas 7000 comme en juillet 1951, loin s’en faut, mais nous avions bien le même esprit, prêts à conquérir 7000 âmes et plus…! Ce fut animés de cet esprit combattif et croyant que nous nous dirigeâmes vers le cimetière, Yvan Benedetti, directeur de Jeune Nation, en tête du cortège. L’heure sacrée était arrivée. La tombe blanche resplendissante sous le soleil, les troupes en ordre autant que possible tant l’espace près de la tombe est exigüe…

Après le dépôt des gerbes de Jeune Nation, l’A.N.P.V et le C.N.C, André Gandillon ouvrit la cérémonie par un discours appelant à l’espérance, sur les pas du Maréchal. Puis monsieur l’abbé Guépin nous lut une série de citations du Maréchal, plus belles les unes que les autres, programme politique aussi bien que spirituel ; cette lecture fut suivie d’une prière pour notre Patrie en union avec le Sauveur de la France, et ce fut d’une voix assurée que nous chantâmes, galvanisés, le beau chant « Maréchal nous voilà ! » Yvan Benedetti entonna ensuite le cri de lutte cher à nos cœurs : « Qui vive ? France ! »

Nous eûmes ensuite la chance de visiter le musée de l’île d’Yeu, « un des plus petits musées de France » pour la taille mais un des plus grands pour les trésors qu’il contient sur le Maréchal.

Le bateau nous ramena ensuite sur le continent afin que chacun de nous retrouve son foyer en ayant eu la chance de contempler une mer scintillante sous les feux du soleil de juillet, spectacle enchanteur de notre terre de France constamment refusé de manière sadique au Maréchal tout au long de sa captivité au Fort de la Pierre Levée.

Maréchal, nous espérons que vous avez vibré avec nous pour la Patrie en ce jour solennel.

Vous n’avez pu que reconnaître vos enfants lors de cet hommage que nous voulions unique en ce centenaire de la bataille de Verdun. Vous êtes bien le vainqueur de Verdun : ils ne devaient pas avoir l’Alsace et la Lorraine, ils ne les ont pas eues. Avec vous nous crions à ceux qui ont le culte de la mort : « Vous n’aurez pas la France, la France est aux Français ! Courage, on les aura ! »

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