Affaire Vincent Lambert; retour sur les événements de ces 10 derniers jours

17 Juin

LA PEINE DE MORT POUR VINCENT LAMBERT

La Cour Européenne des droits de l’Homme (CEDH) a décidé le 5 Juin dernier, par 12 voix contre 5, l’arrêt des soins à Vincent Lambert, ce qui équivaut à une condamnation à mort par interruption de son alimentation et de son hydratation.

La culture de mort s’impose par les tribunaux. Qui a dit que la peine de mort n’existait plus en France ?

Il y a en France actuellement 6700 personnes qui vivent dans un état similaire à Vincent Lambert. La CEDH a-t-elle prévu de tous les éliminer, tels des parasites?

Tandis que la femme de Vincent Lambert se montre favorable à cet assassinat; ses parents se battent depuis de longs mois pour sauver leur fils.

En désaccord avec l’arrêt rendu le 5 juin dans l’affaire Lambert, cinq des 17 juges de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) se sont dissociés de la décision et ont critiqué, dans les annexes mêmes de l’arrêt, la Cour et son institution avec une sévérité hors normes. Un fait sans précédent.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/06/07/01016-20150607ARTFIG00214-affaire-lambert-cinq-des-juges-fustigentla-decision-de-la-justice-europeenne.php

Ces quelques juges dissidents ont publié un communiqué très intéressant duquel ressortent les éléments suivants:

  • La décision prise par la CEDH revient à dire qu’une personne lourdement handicapée, qui est dans l’incapacité de communiquer ses souhaits quant à son état actuel, peut, sur la base de plusieurs affirmations contestables, être privée de deux composants essentiels au maintien de la vie, à savoir la nourriture et l’eau.
  • Selon les éléments disponibles, Vincent Lambert se trouve dans un état végétatif chronique, en état de conscience minimale, voire inexistante. Toutefois, il n’est pas en état de mort cérébrale – il y a un dysfonctionnement à un niveau du cerveau mais pas à tous les niveaux. En fait, il peut respirer seul (sans l’aide d’un respirateur artificiel) et peut digérer la nourriture (la voie gastro-intestinale est intacte et fonctionne), mais il a des difficultés pour déglutir, c’est-à-dire pour faire progresser des aliments solides dans l’œsophage. Plus important, rien ne prouve, de manière concluante ou autre, qu’il ressente de la douleur (à distinguer de l’inconfort évident découlant du fait d’être en permanence alité ou dans un fauteuil roulant).
  • Vincent Lambert, comme toutes les personnes en état de conscience gravement altérée, est néanmoins susceptible d’être levé, habillé, placé dans un fauteuil, sorti de sa chambre. De nombreuses personnes dans un état similaire à celui de Monsieur Lambert, sont habituellement résidentes dans un établissement de soins spécialisé, et peuvent passer le week-end ou quelques vacances en famille (…). Et, précisément, leur alimentation entérale permet cette forme d’autonomie.
  • Le docteur Kariger avait d’ailleurs donné son accord en septembre 2012 pour que ses parents puissent emmener Monsieur Vincent Lambert en vacances dans le sud de la France. C’était six mois avant sa première décision de lui supprimer son alimentation… et alors que son état de santé n’avait pas changé !
  • En d’autres termes, Vincent Lambert est vivant et l’on s’occupe de lui. Il est également nourri – et l’eau et la nourriture représentent deux éléments basiques essentiels au maintien de la vie et intimement liés à la dignité humaine. Ce lien intime a été affirmé à maintes reprises dans de nombreux documents internationaux. Nous posons donc la question : qu’est-ce qui peut justifier qu’un État autorise un médecin (le docteur Kariger ou, depuis que celui-ci a démissionné et a quitté l’hôpital universitaire de Reims, un autre médecin), en l’occurrence non pas à « débrancher » Vincent Lambert (celui-ci n’est pas branché à une machine qui le maintiendrait artificiellement en vie) mais plutôt à cesser ou à s’abstenir de le nourrir et de l’hydrater, de manière à, en fait, l’affamer jusqu’à la mort ? Quelle est la raison impérieuse, dans les circonstances de l’espèce, qui empêche l’État d’intervenir pour protéger la vie ? Des considérations financières ? Aucune n’a été avancée en l’espèce. La douleur ressentie par Vincent Lambert ? Rien ne prouve qu’il souffre.

            Ou est-ce parce qu’il n’a plus d’utilité ou d’importance pour la société, et qu’en réalité il n’est plus une personne mais seulement une « vie biologique » ?

  • Si réellement M. Vincent Lambert avait eu la volonté ferme de ne plus vivre, si réellement il avait « lâché » psychologiquement, si réellement il avait eu le désir profond de mourir, M. Vincent Lambert serait déjà, à l’heure actuelle, mort. Il n’aurait en effet pas tenu 31 jours sans alimentation (entre le premier arrêt de son alimentation, le 10 avril 2013, et la première ordonnance rendue par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, le 11 mai 2013 ordonnant la remise en place de son alimentation) s’il n’avait pas trouvé en lui une force intérieure l’appelant à se battre pour rester en vie. Nul ne sait quelle est cette force de vie. Peut-être est-ce, inconsciemment, sa paternité et le désir de connaître sa fille ? Peut-être est-ce autre chose. Mais il est incontestable que, par ses actes, Monsieur Vincent Lambert a manifesté une force de vie qu’il ne serait pas acceptable d’occulter. À l’inverse, tous les soignants de patients en état de conscience altérée le disent : une personne dans son état qui se laisse aller meurt en dix jours. Ici, sans manger, et avec une hydratation réduite à 500 ml par jour, il a survécu 31 jours. »

 

LES MENSONGES DU DR ERIC KARINGER, PIÉGÉ PAR UNE VIDÉO DE SA VICTIME

 

La vidéo de Vincent Lambert tournée le 5 juin 2015 après le jugement de la CEDH va peut-être sauver cet homme, car les photos étaient peu explicites, et les mensonges répétés et assénés par son ancien « médecin », le professeur Karinger, et par sa malheureuse épouse pouvait en faire douter plus d’un.

Mais voilà, cette vidéo dévoile l’ampleur du mensonge et de la tromperie,  car on y voit un homme qui bouge, qui s’exprime par les yeux, qui réagit et qui vit, réalité qui n’a rien à voir avec celle d’un homme dans un état végétatif.

Piégé dans son mensonge, le Dr Karinger dévoile sa mauvaise foi :

« C’est ce qui fait toute la difficulté, lorsque l’on vous annonce le diagnostic d’un état végétatif. Ces malades sont effectivement perturbants pour les communs des mortels que nous sommes. On a le sentiment qu’ils réagissent à leur environnement, puisque toutes les informations sensorielles arrivent à leurs cerveaux. Si vous faites du bruit, ils peuvent réagir, ils vont avoir un regard qui semble être capté. […] Ça s’appelle de la manipulation. J’en ai les larmes aux yeux en vous parlant. C’est douloureux, c’est dramatique. C’est irrespectueux pour le malade, pour son épouse et sa fille, qui ne peuvent pas faire le deuil, à travers cet acharnement qui vient de leur propre famille. C’est dramatique. »

Étonnant cette volonté à vouloir tuer Vincent Lambert ! A quand une inculpation pour tentative d’homicide volontaire ?

Les tenants de la culture de mort s’insurgent ! Le CSA a donc été saisi du fait de la diffusion de cette vidéo avec pour objectif de tenter de l’interdire.

« Le Collège du Conseil supérieur de l’audiovisuel a décidé d’instruire avec une particulière vigilance les séquences de ce jour diffusées à la télévision concernant Monsieur Vincent Lambert, notamment au regard de l’application du principe de respect de la dignité humaine. »

 

INTERVIEW DIRECTMATIN: LA RÉACTION DE JÉRÔME TRIOMPHE, L’AVOCAT DES PARENTS DE VINCENT LAMBERT

Le CSA a fait savoir mercredi après-midi qu’il comptait « instruire avec une particulière vigilance » les conditions de diffusion de la vidéo, « au regard de l’application de principe de respect de la dignité humaine ». Comment réagissez-vous ?

C’est une sinistre plaisanterie. La véritable atteinte à la dignité, c’est de mettre à mort un homme innocent qui n’a rien demandé à personne. On veut faire croire que Vincent est un légume, qu’il survit avec l’assistance d’une batterie de machines. C’est précisément au nom de la dignité humaine, de la nécessaire assistance à personne en danger, que cette vidéo a été diffusée.

Alors que la décision de la CEDH semblait annoncer la conclusion de « l’affaire Vincent Lambert », on a le sentiment que la diffusion de cette vidéo la relance à une nouvelle échelle. C’est une satisfaction pour vous ?

En tant qu’avocats, nous agissons parallèlement sur le plan juridique. Bien évidemment, le comité de soutien à Vincent Lambert n’a diffusé cette vidéo qu’avec l’accord de ses parents. Il est capital désormais de la faire circuler, pour que les Français soient enfin informés et non plus trompés. Il nous faut montrer la réalité que nous hurlons depuis deux ans et que personne ne veut voir. Il s’agit là d’un devoir d’information et d’assistance à personne en danger, je le redis.

Ceux qui condamnent la diffusion de cette vidéo soulignent que Vincent Lambert n’a pas donné son accord pour sa diffusion…

A ceux qui disent en effet que Vincent n’a pas donné son consentement, je ne peux que retourner cet argument : Vincent n’avait pas donné son consentement pour qu’on le fasse mourir en mettant fin à son alimentation et à son hydratation. On atteint là des sommets d’indécence.

 

 

LE CHU DE REIMS PREND DES AIRS DE CENTRE PÉNITENTIAIRE

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Les parents de Vincent Lambert n’ont jamais fait mystère qu’ils tenteraient tout ce qui était en leur pouvoir pour éviter l’arrêt des traitements de leur fils. Ils ont ouvert un front médiatique, mercredi 10 juin, avec cette vidéo le montrant sur son lit d’hôpital. Ils ont aussi, sur le front juridique, lancé une procédure parallèle à celle engagée auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), qui a autorisé, vendredi 5 juin, l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation artificielles du jeune homme en état végétatif. Leur demande ? Que leur fils soit transféré dans un autre hôpital.

Une lettre recommandée de 27 pages et datée du 25 mai a été adressée au CHU de Reims. Dans ce courrier,  les avocats de Pierre et Viviane Lambert estiment que l’établissement n’a « aucun droit de retenir un patient » et réclament son accueil dans une unité spécialisée pour les patients en état végétatif chronique et pauci-relationnels, la maison de santé Amreso-Béthel à Oberhausbergen, près de Strasbourg. Un endroit où ils sont assurés qu’aucune procédure d’arrêt des traitements ne sera jamais engagée

 

PAR CE QU’UNE VIE EST UNE VIE, LES CARYATIDES SOUTIENNENT VINCENT LAMBERT

Qui sont ils pour déclarer que telle vie a plus de prix que telle autre? Qu’une vie doit répondre à certains critères pour avoir le droit d’être respectée? Quelle société peut autoriser que l’on supprime la vie de ses membres les plus fragiles et vulnérables?

Nous soutenons les parents de Vincent Lambert et invitons tous les Français attachés à un ordre moral à en faire autant. Il faut diffuser la vidéo le plus largement possible et dire la vérité.

« Que fleurisse notre joie, fidèles au poste »

SOURCES:
http://www.lemonde.fr/fin-de-vie/article/2015/06/15/les-parents-de-vincent-lambert-veulent-le-changer-d-hopital_4654274_1655257.html#HZFx1trtzAZk8BCi.99http://www.directmatin.fr/france/2015-06-10/video-de-vincent-lambert-un-devoir-dinformation-pour-lavocat-de-ses-parents-705691http://www.medias-presse.info/vincent-lambert-condamne-a-mort-par-la-cour-europeenne-des-droits-de-lhomme/32690

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